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Maurice BARRÈS

Voir aussi sur notre page  “Ecrivains Vosgiens” :

Maurice Barrès découvre les frères Baillard dans les archives secrètes de l’évêché

1888 Le quartier latin 
1888 M. Taine en voyage 
1888 Le culte du moi 
1888 Sous l’œil des barbares 1888 Huit jours chez M. Renan 
1889 Un homme libre 
1891 Le jardin de Bérénice  (Michel Mercier)
1893 Examen de trois idéologies 
1893 L’ennemi des lois 
1893 Du sang, de la volupté et de la mort 
1894 Une journée parlementaire 
1897 Le roman de l’énergie nationale. Les Déracinés 
1900 Le roman de l’énergie nationale. L’appel au soldat 
1902 Amori et dolori sacrum 
1902 Scènes et doctrines du nationalisme 
1902 Le roman de l’énergie nationale. Leurs figures 
1903 Les amitiés françaises 
1905 Les bastions de l’Est : au service de l’Allemagne 
1906 Le voyage de Sparte 
1909 Colette Baudoche 
1911 Greco ou le secret de Tolède 
1913 La colline inspirée  (Joseph Barbier)
1914 La grande pitié des églises de France 
1915-1920L’âme française et la guerre, 12 vol. 
1917 Les diverses familles spirituelles de la France 
1919 L’appel du Rhin 
1921 Les bastions de l’Est : le génie du Rhin 
1922 Un jardin sur l’Oronte 
1923 L’enquête au pays du Levant 


Maurice Barrès par ceux qui l’ont connu
 
         Il y a quelque temps j’assistais, dans les locaux de Maître Gilles, à la dispersion sous les feux des enchères d’une bibliothèque constituée en majeure partie de livres rares se rapportant tous à l’histoire de la Lorraine et des Lorrains…
         L’Association Barrès fit l’acquisition de quelques volumes… Chargée plus spécialement de l’inventaire de la bibliothèque de l’association je fus amenée à répertorier ces derniers achats. C’est ainsi que j’eus entre les mains un volume de moins de cent pages, sorti en 1938 des presses de Dory éditeur, 24 rue St Jean à Nancy, et préfacé par Louis Bertrand (autre illustre Lorrain). Son titre, très évocateur «Pris sur le vif », retint tout de suite mon attention. Son auteur Georges Sadler, est sans doute inconnu de beaucoup aujourd’hui. Il fut pourtant célèbre à son époque. C’est le fondateur du Comité Erckmann-Chatrian, et du prix littéraire du même nom. Le premier chapitre de ce petit ouvrage intitulé « Maurice Barrès à Charmes sur Moselle » m’apprit que Sadler avait été un intime de l’écrivain – sa mère était l’amie e Madame Maurice Barrès – j’ai pensé que ces souvenirs authentiques et d’une valeur historique indéniable intéresseraient nos lecteurs. En voici quelques extraits :
         «En l’été 1917, dans la ville à moitié endormie de Charmes Sur Moselle, le bruit du retour de Maurice Barrès commence à circuler. Le jardinier a reçu une lettre de «Monsieur » annonçant son arrivée dans la semaine… Dans les vieilles maisons de la place et de la grand’rue des bonnes gens discutent pour conclure :
“Monsieur Barrès va venir, nous irons le trouver pour le fils, il arrangera son affaire”. Les jeunes à la guerre ou dans les hôpitaux ont écrit aux parents pour une réclamation quelconque ; comme le député de Paris a le bras long on lui expliquera, et puis chacun son droit, n’est-ce pas donc ! » Doucement, paisiblement tous les intérêts s’accordent et lorsque Barrès traverse sa petite ville natale, c’est le calme absolu des gens de chez nous. L’accueil des ses concitoyens est froid, mais pour qui sait préparer l’âme lorraine cet abord est fait d’une familiarité déférente, cachant discrètement l’admiration qu’on pourrait laisser paraître : «Pensez-vous, le petit Barrès qui venait goûter à la maison, même qu’il avait du mal de manger de tout ce qu’on avait préparé.» Ces phrases des couarails du soir sur les vieux bancs de pierre de la rue des Capucins, mêlées à des histoires du père et du grand-père de l’Académicien, sont destinées à garder jalousement le contact de la famille Barrès de Charmes. On sait bien, ou à peu près, que depuis il est devenu quelqu’un, mais on ne veut pas faire semblant de le prôner, on a sa fierté ! Paris ou même Nancy comptent si peu pour les vieux du pays, surtout depuis la victoire de la trouée de Charmes qui a sauvé la Lorraine de l’invasion, comme ils ont pu le lire dans tous les journaux. »
         Et Georges Sadler poursuit :
         « En 1917 je viens d’être réformé et de suite Barrès m’appelle par un mot. La propriété Barrès est grande ouverte à cause de la défaillance des sonneries électriques. La maison est plaisante dans son manque voulu d’ordonnance et son cadran solaire dédoré. On entre par un long couloir garni de chaises lorraines destinées aux cartes de visite et aux chapeaux, avec des dessins de Marchal aux murs. De chaque côté, des portes. Laquelle choisir ? Mais l’apparition de la jeune « Poussette » tranche la question : elle court prévenir son oncle d’adoption pour me faire entrer aussitôt dans le bureau de l’Académicien… Ah ! Ces premières cigarettes fumées avec Maurice Barrès ! Elles se consument avec une activité dévorante car nos questions s’entrecroisent. L’écrivain est tout heureux d’avoir des nouvelles de Nancy. Sa voix lente et un peu caverneuse se laisse aller à des pensées, pendant que nous arpentons le promenoir de la roseraie multicolore dominant la belle allée ombragée du canal, coin affectionné particulièrement.
         Pendant le déjeuner, dans le décor des boiseries grises Louis XVI, excité par Barrès, j’avais fait montre d’un chauvinisme lorrain outrancier dont le caractère breton de Madame Paule Barrès s’était fort amusé. L’écrivain ne prenait pas part à la discussion mais s’amusait à l’orienter et à marquer les points de son mouvement familier du menton en avant. Le café pris il m’entraîna près de l’étang, cette pièce d’eau où j’ai si souvent pêché par la suite, sur un banc du jardin à la française, joli coin ordonnancé de gazon et de bordures aux couleurs uniformes…
         De suite Barrès me dit combien nos efforts seraient improductifs si nous n’avions pas un contact étroit avec Paris. Le régionalisme est une excellente chose mais voué à la stérilité s’il n’est pas élargi. Nous parlons des tentatives nancéiennes : La Revue Illustrée, La Lorraine Artiste, l’Ecole de Nancy fondée par les Gallé, Prouvé, etc… dans un autre sens, de Trianon, de la Cure d’Air St Antoine, de Nancy-Thermal, qui n’ont pu rendre ce que des promoteurs en espéraient faute de concours étrangers à la région.
         Il me laisse entrevoir de grands et beaux concours américains. La guerre aura fait cette chose inouïe : les Etats-Unis à la rentrée de leurs troupes victorieuses connaîtront particulièrement la Lorraine et sauront se souvenir de ce coin glorieux de la France. »
                                                              Henriette Méline

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Ségolène    ROYAL
 

Henri BRETON

L’association Mémoire de Barrès a choisi de dédier le deuxième prix qu’elle attribue à l’occasion du Prix Barrès à Henri Breton. Elle nous a donc demandé d’établir son arbre généalogique. Nous allons donc vous faire profiter de nos recherches. Ancien militaire de carrière, maire de Charmes, Henri Breton inaugura le Monument de Lorraine avec le Président Albert Lebrun en 1934. Mais c’est son action dans la résistance dès les premières heures de l’occupation allemande en 1940 qui reste dans la mémoire des carpiniens. Il avait notamment organisé un véritable réseau de faux papiers depuis ses bureaux à la mairie de Charmes. Il était toujours maire de Charmes le 4 septembre 1944, lorsque, faisant face à une très forte résistance des maquis du secteur et à de très rudes combats, les Allemands décidèrent en représailles de raser et d’incendier la cité et de déporter, au hasard ou presque, 180 habitants de la commune. Henri Breton ne faisait pas partie du convoi en raison de son âge, mais il s’offrit en échange de plusieurs de ses concitoyens, ce que les occupants acceptèrent (Les Allemands avaient choisi des hommes jeunes et en pleine santé car ils étaient destinés à servir l’armée allemande).  Henri Breton devait décéder quelque temps plus tard le 9 décembre 1944 au Camp de Bergen-Belsen. Seuls 65 des déportés de Charmes retrouvèrent leur foyer dans le courant de l’année 1945. A la reconstruction, reconnaissante la Municipalité rebaptisa la place principale de Charmes, jusqu’alors place de l’Hôtel de Ville, Place Henri Breton. 
Dans la Mairie de Charmes on peut voir un tableau peint et offert par Georges Dumont représentant le rassemblement des déportés et leur départ avec Henri Breton au premier plan.
 
 
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Cercle Généalogique de Vincey
et du Bailliage d’Epinal
 
18 rue du Pincieux
88450 VINCEY
 
Tel : 03 29 67 45 56
 
Maurice BARRÈS (1862-1923)

Élu en 1906 au fauteuil 4 de l’Académie Française

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